TWO NIGHTS IN BANGKOK (42 de 3)

Avertissement :
Cet article est un roman qui ne finit plus de finir
(mais au moins il y a un bêtisier à la fin).

Le premier qui termine sa lecture gagne un pommeau de douche.

…Puisque ma douche téléphone a sacré le camp la nuit dernière.
C’était d’ailleurs pour elle un mauvais tuyau que de céder à la pression et de se séparer ainsi,
le boyau s’est transformé en fontaine aspergeant la salle-de-bains avec beaucoup d’efficacité.
Hommage à Marcel Duchamp et sa Fontaine “R.Mutt”.

…En tous cas en attendant c’est jet-set de se laver à la buvette (on n’a pas de bain).
Ma douche téléphone et mon cellulaire ont rendu l’âme le même jour… complot du réseau sans fil.
Le deuxième qui finit l’article gagne un téléphone mort.
J’attends les commentaires des heureux gagnants.

Heureusement que c’est beau,
parce qu’entre vous et moi ce n’est pas trop baignable (ni grand-chose d’autre d’ailleurs).

Troisième Station :
Hééééééé, misère.
Bon, là il va falloir que je mentionne que par volonté de simplicité et de tranquilité,
on a booké quelques gîtes à partir de l’agence officielle du tourisme de Bangkok.
Ce qui a eu l’effet inverse.

…Par exemple le concept d’embarquer sur un bateau avec un billet prépayé, facture en main,
mais toi-pas-enregistré-sur-liste-officielle-faque-toi-sécher-mon-grand…
…Impliquant évidemment d’emprunter le cellulaire d’une dame de la place (bless you my lady!)
pour faire des appels à Bangkok,
parce que les gens au comptoir n’ont que faire de tes arguments,
jusqu’à ce que par magie ton agente les appelle,
et que tout se règle proportionnellement à la ténacité de… Rick, par exemple.

Donc du mal des transports réinventé (c’est pas la mer, c’est la merd…..),
à celui du contact qui ne se pointe pas à l’arrivée sur place (bon, une fois il y a eu quelqu’un),
jusqu’à redemander nos lits jumeaux à chaque endroit, avec un problème aléatoire en bonus, alouette…..
“Alouette, pas fine alouette, Alouette, t’essayes d’nous plumer
-et j’suis à la veille de te mettre dans le four à 450
même si honnêtement ça ne fera pas une grosse différence avec ta température ambiante.”

Revenons-en donc à notre expérience la plus représentative de cette conjoncture
tout en gardant un gourmand sourire de plante carnivore :
Troisième Station :
En direct de nulle part.


Bon alors on est arrivé à Ko Lanta
et on en a profité pour découvrir un autre modèle de tuk-tuk pour se rendre à notre bicoque.

Bicoque comme dans arrivée par chemin de terre, jolies fleurs,
un peu d’eau stagnante
(pour veiller à la reproduction des maringouins, mouches particulièrement affectueuses,
et mouches à… chevreuils?…en tous cas ayoye),
que sais-je,
les enfants se trempaient candidement les pieds dans cette coquette petite swompe [swamp],
c’est bon pour les anticorps ou à défaut pour la sélection naturelle.

Ayant changé de chambre (non-climatisée) pour nos lits jumeaux,
eau (comment est-ce possible) froide (l’été, à Shanghai, une douche froide ne l’est pas tellement),
au bord d’une mer déchaînée ou plutôt à 8 minutes de là,
à côté de la mosquée
-parce qu’un 7-carré de call de la prière à 5h moins quart le matin c’est trèèèès authentique………
(Ah non? C’est pas ici le festival des bikinis?)

….Donc rendu “là”, j’ai un petit peu pogné les nerfs….
Rick, par sens du contraste,
s’est occupé de jaser avec notre affable et bien-aimée (agente) Sarraaaaaaaaah (avec l’accent du porc-épic).
…Pour annuler tout ce beau niaisage livré pour nous,
avant que je n’envoie des tueurs à gage à Bangkok par taxi-boat.

Donc nous avons dormi deux nuits à Ko Lanta [parce que c’était le ouikenne],
Ko Lanta qui soit dit en passant n’est pas un mauvais choix de destination,
bad luck, on était juste du côté un peu hard core de l’île…

Mais parlons plutôt de lézards, si vous permettez.


Soit beau et tais-toi!

La faune mongole :
Grande découverte de la première soirée à 3h du mat :
les (moyens) lézards du coin ont un Q.I. qui laisse à désirer. Même pour des cerveaux reptiliens.
Qu’est-ce qu’on fait quand un prédateur approche?
On crie comme un imbécile pour être sûr qu’il nous trouve.
…Précisons que celui qui m’a fait le coup
pendant que j’étais entre deux mondes dans la salle-de-bains au milieu de la nuit
avait la queue en moins en cet instant on ne peut plus croqué sur le vif.

…J’ai pensé qu’il était encore moins brillant que ses congénères,
mais comme sa bande de dingues faisait autant de tapage dehors (mais avec moins d’angoisse)
et ce sur fond de grenouilles endiablées,
je me suis dit que ces gens-là étaient simplement bruyants de nature
-et qu’ils avaient intérêt à être nombreux pour la postérité de leur race.
J’avais auparavant pris ces cris pour des “chants” d’oiseaux,
parce que d’habitude, t’es mieux de voler si tu gueules de même gros niaiseux.


Guili-guili-guili!!!

On nous a déplacé pour la deuxième nuit dans un spot qui avait du sens,
avec l’océan en train de faire le lavage dans la cour en-arrière.
On s’entend qu’en cet En-direct-de-Nulle-Part,
le ciel est beau à en tomber sur la tête,
et la mer quant à elle est hallucinament grandiose. Et impressionnante.
Ou même carrément épeurante à ses heures.
On est allé se baigner une fois.
Heu, je veux dire on est allé se faire brasser la cage et manger du sable pendant une demi-heure.

Une petite gorgée?
*
…À quoi peut-elle ressembler quand elle se fâche pour la peine?

Quelqu’un que je connais a compris ce qu’il restait à faire.

À la brunante, la marée rendue à la phase “spin” de son cycle de lessive
nous incite au calme et à la sagesse… de rester où on est.
…Un autre petit vidéo teinté d’intonations de matante?
Une petite brise tranquille
Non, je n’en revenais pas tellement….

 

Quatrième station : Ko Phi Phi. Encore.


Nous étions UN TOUT P’TIT PEU TANNÉS des douches frettes parmi les coquerelles, crapauds, lézards, etc.
Alors nous n’avons pas fait d’effort.
Si on ne trouvait pas un endroit
qui nous présentait nos serviettes de bain en forme d’éléphants avec des fleurs
ainsi que du papier-grue origami, on pétait une violente crise de précieuse.

Une maudite chance qu’on a trouvé :p!

Le Monsieur était ben content.
*
Et un numéro de claquette pendant qu’on y est? Ok, puisque vous insistez.

Pour le reste,
on ne sait juste pas pourquoi mais Ko Phi Phi est surpeuplée de touristes Québécois
-et même le gars qui vient de s’adresser à toi en anglais est un Canados Montréalais…!

En tous cas ça nous a permis de dealer notre taxi-boat pour 900 Bahts à 5 personnes
question d’aller se rincer le masque sur les poissons longeant Mosquito Island et Bamboo Island, juste là :

Rick a même vu un lionfish,
on a traversé des bancs de néons
et plein d’autre trucs fluorescents.

En ce qui concerne la Mosquito-Fever, Rick en a snappé un plutôt joli qui me tournait autour.
Il paraît que je suis contente, parce que ce sont ceux-là, à ce qu’on dit, qui nous refilent des trucs bizarres.

 

Cinquième station mais non la moindre : Phuket!

On aurait bien bouffé au resto MING
mais il était à vendre alors on a décidé de ne pas trop faire les lemmings.

Ben oui, on est bien déçus que Phuket ça se prononce Poukette.
Ça, c’est la seule réservation qu’on a décidé de garder avec l’agence,
parce qu’en plus on avait notre taxi (pas-boat ni tuk-tuk, juste taxi-taxi, là, plate de même…)
à 5h du mat pour aller à l’aéroport le lendemain.

Nous avons profité de cette dernière soirée en Thaïlande pour aller se bouffer des crevettes
dont les surdimensions (coudonc, c’tu un steak ça là?)
feraient rougir le homard moyen en train de patauger dans sa pelletée de mayonnaise.

Et pour cette dernière courte nuit en Thaïlande………
Eille! On es-tu debout à l’heure des statues de poules thaïlandaises
avec le call de prière de la mosquée d’à-côté?

On était donc une fois de plus à côté de la mosquée pour un call de prière
à l’heure où les goules se demandent ce qui se passe encore.

…Et je ne sais pas c’est quoi/qui
les espèces de statues de dieux-poules qui gardent les (mini et grands) temples là,
mais y’en avait un petit rassemblement en face de ma porte patio.
Une gagne de dieux-poules qui te regardent à travers une vitre, c’est juste étrange ok.
Non vraiment.
Je mange beaucoup de poulet.

Sur cette note aux accents de volaille, nous conclurons cette saga en ajoutant
que la Thaïlande c’est ben trippant,
ceci dit elle est probablement plus habituée que nous
à vivre l’expérience-touriste étant donné que c’est sa principale source de revenus.

…Ça fait partie du bouillon de culture de soupe Tum Yam(miam-miam-miam-miam-miam),
et c’est ainsi que la vie est pimentée!

Merci à Rick pour les cours de snorkeling et la persévérance en général…

Bien à vous ainsi qu’aux dieux-poules que j’ai googlelés en vain, mais qui sont-ils (?!),

Ming Mu xxx


………………C’est pas bientôt fini tes conneries?

Non, ya un extra-bêtisier avec d’autres éléments gratuits!
Passons donc aux choses sérieuses.

Le panneau est formel :

WARNING: OUR BODY IS NOT A LIFE BUOY.
Je suis super déçue, je pensais me faire des swim-aids avec deux Thaïlandaises de 80 livres chacune…?!!
…Mais que s’est-il passé chez-vous pour qu’un panneau nous avertisse que vous n’êtes pas des bouées????


Dans la cabine des toilettes du bateau de Ko PhiPhi à Phuket,
comme disait Louis, il est interdit de s’asseoir sur un mouton à trois pattes.
Cette fois, je ne veux recevoir aucune explication.

Procurez-vous ce magnifique porte-savon de marque Dur-Agrès :
il est spécialement conçu pour que rien ne tienne dedans.

Souvenez-vous que nous aurons su joindre l’inutile au désagréable
et que peu importe ce que vous êtes allé chercher à quatre pattes dans le fond de votre douche,
la hauteur à laquelle le Dur-Agrès est posé (il arrive environ à vos hanches)
est en relation directe avec la trajectoire de votre crâne en vous relevant.

Le Dur-Agrès : une autre manière de tester qui a la tête la plus dure.

J’ai vu des étoiles, mais lui aussi est resté un peu ébranlé. Il n’est jamais trop tard pour gagner en flexibilité.
“As-tu encore mal au porte-savon?”
“Pas pire, mon melon-d’eau est en train de se transformer en prune”…


L’essence même du libre service à la bonne franquette.

“Assis ent’deux chaises Cupidon est ben mal à l’aise”…. (*Plume Latraverse)

…Mais laissons-nous sur les beautés de la Thaïlande
au lieu de toujours trouver une énième débilité mentale à dire :

Wish you were here.

Prenez vos gougounes à votre cou, la tempête s’en vient!
-On a tellement eu du beau temps qu’on ne se croyait pas à la saison des pluies,
sauf les deux derniers jours, ouah,
là on a compris qu’ici on fait autant les braves avec la mer qu’avec les orages…


Une représentation remarquable de Guan Yin (Kannon chez les Japonais),
patronne de la compassion et de la médecine.


Une autre Guan Yin pour la luck


Ça change de la swompe à bébittes…

À propos, Manu vient de trouver que les dieux-poules sont des offrandes.

À qui le pommeau de douche? ;)

À une prochaine les amis!!